Trail Du Nivolet Classic

Created with Sketch.

Trail Du Nivolet Classic

En pleine préparation pour le Grand Trail du Lac le 21 octobre (33km – 2000+), je me suis inscrit à un trail fin septembre. De retour dans le département de la Savoie, le Trail du Nivolet Classic correspondait bien avec mon futur objectif d’octobre.

La ville de Saint-Alban-Leysse accueillait 4 épreuves du Trail Du Nivolet Classic en ce samedi 22 septembre 2018, avec à l’honneur les sapeurs-pompiers. Un parcours découverte de 9km – 500 D+ était proposé, une épreuve « reine » de 18km – 1360D+ solo ou duo et l’épreuve de 30km – 2000D+ pour les plus audacieux.

Des montagnes, toujours des montagnes !!

Seul parmi les 4 baroudeurs dans cette région, l’épreuve de 18km et son dénivelé était similaire en « terme d’effort » à mon objectif de cet automne.

Levé à 6h du matin, je retire mon dossard à 8h15 au gymnase de Saint-Alban-Leyesses. Un pâle soleil et quelques nuages m’accompagnent pendant les 10 minutes d’échauffement. 9h00, les concurrents du 30km partent et nous laisse la place pour notre départ prévue dans une dizaine de minutes. Un petit selfie avec ma dulcinée et un bisou plus tard je me place au milieu de mes compères traileurs.

Un départ exigeant

Au top départ, une foule de traileurs impatient s’engage sous l’arche. Le début de parcours ne nous fait aucun cadeau lors de ces premiers hectomètres. Un fort dénivelé invite à emboîter le pas, 50m (1er km) et 200m (2ème km) de D+ nous ralentis en ce début de trail. Quelques passages plus roulants puis une descente de 500m permettent à nos jambes de récupérer et de souffler un peu.

Les réjouissances auront été de courte durée, le chemin étroit et sinueux nous annonçait quelques kilomètres difficiles. La gestion était la clé, ne pas répéter les même erreurs que lors du trail de Gavarnie (2017), avoir un rythme et courir les montées les plus judicieuses. Au 5ème kilomètre je savais que 4 kilomètres compliqués m’attendais. A cet instant, ma montre m’indiquait 625m d’altitude tant dis que le sommet culminait lui à 1351m. Lentement mais surement j’ajuste mes courses lorsque la pente m’y « autorise ». Autorise c’est le mot, les pentes sont exigeantes et rudes.

Connaitre ses limites

A partir du 6ème et jusqu’au sommet, chaque kilomètre se composait de minimum 140m de D+. Le moindre faux plat montant ou faible pourcentage me permettait de relancer et de gagner du temps. Cette gestion de l’effort est importante afin d’entamer le 9ème et le 10ème kilomètre de la meilleur des manières. Ils furent les plus lents 15’01’’ pour 230 D+, 14’04’’ pour 150D+ avec des passages à 36% à certain moment.

Quelques hectomètres de calvaires et je bascule au sommet en compagnie d’une magnifique vue sur la vallée de Chambery et la Croix du Nivolet. Une belle dégringolade de 8km ce plaçait entre moi et l’arrivée. Ma montre affichait 1h40, l’objectif de moins de 3h me paraissait largement réalisable mais je savais que la descente ne serai par une partie de plaisir. La prudence était de mise, des pentes rudes, ornées de rochers et de graviers tranchants. Je me retenais dans les moments les plus dangereux de façon à éviter les chutes et les blessures. Dès que le chemin s’y prêtait, les jambes et l’allure se relançaient. Les reliefs plans et de faibles côtes reposèrent mes muscles endoloris par cette longue descente dans la vallée.

Une fin longue et dangereuse

Des appuis solides et une respiration régulière mon permis d’avaler cette fin de course tranquillement avec une allure très correct. Du 11ème au 15ème le chemin sinueux et ses passages rocheux défile à toute allure. Malheureusement au 16ème kilomètre je m’arrête près d’un traileur tombé gravement quelques minutes avant. Un autre compère coureur et un organisateur  s’occupait de lui. Cinq minutes plus tard je suis reparti tranquillement après les événements passés.

Relive ‘Trail du Nivolet Classic – 18km – 1360D+’

Désormais j’empruntais le chemin de l’allé et j’arrivais sur le béton des deux derniers kilomètres. Je voyais devant moi le rond-point du début, j’accélérai en cette fin de course. Je vis à le chrono au loin 2h30 et souriant je rentre dans les barrières métalliques. Après 2h33’39’’ de course je passe la ligne tout sourire et content de ma performance.

 

Rémi AUDUREAU 82ème en 2h39’39’’  sur 160 participants

 

Une réponse

  1. Audureau dit :

    Ta caméra bouge pas mal 😂. Tu la porte sur un bras support ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *