Le 4ème jour – Crianlarich –>Bridge of Orchy

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Au pied des montagnes Ecossaises nous avons définitivement dis adieu au Loch Lomond hier. Mais les sommets environnants nous garantissent une superbe journée.

 

Sunshine Where Are You ?

 

Partie à l’aube comme à notre habitude, c’est le vent et les nuages qui nous guident en ce début de journée. Habillée chaudement nous avions décidé cette fois de prendre notre petit déjeuné plus tard sur la route. Cette étape partant de Inverarnan devait nous conduire à Tyndrum, en avance sur notre programme nous sommes partie tranquillement de Crianlarich. La fin de randonnée d’hier nous avait emmené en haut de la 1ère « difficulté » de cette 4ème étape ou nous avions dormi. En effet nous commencions notre marche par sortir de la forêt et de descendre dans la vallée entourée de montagne. Les arbres et les herbes arides parsèment le chemin devant nous, témoignant de la rudesse climatique des montagnes Ecossaises. Edouard et moi étions hypnotisés par les montagnes, leurs charmes ainsi que les monts enneigés nous rappelaient à quel point le dénivelé nous plait. Le vent soufflant et une fine pluie faisant son apparition nous descendions tranquillement dans la vallée.

Un petit déjeuné bien mérité

Arrivée dans la vallée la pluie cessât, des prairies verdoyantes nous accueillait, nous faisant longer un court d’eau. La route s’élevait peu à peu, on apercevait au loin un village et quelques magasins. Tyndrum un petit village fort sympathique accueillant, nous avions déjà marché 10km et il n’était que 10h00 ! Un petit déjeuné s’imposait, nous trouvions abri dans un café le « Real Food Cafe » et nous nous sommes assis bien au chaud à une table. Un café chacun, accompagnés de viennoiseries nous profitons d’un temps de repos bien mérité.

 

Le ventre plein et les jambes reposées, nous retrouvions le chemin de la West Highland Way. Cette fois-ci la difficulté s’annonçait plus rude, 180 mètres de dénivelé en à peu près 4km. En réalité nous entrions dans le vif du sujet, les montagnes nous entourent, le chemin s’entrelacait et les roches granitiques apparaissent. Le sol se durcie considérablement, de gros blocs rocheux nous dévient de la voie à emprunter et nos chaussures commençaient à nous faire mal.

Magique vous avez dis ?

Le chemin nous fit passer au-dessus de la célèbre ligne de chemin de fer d’Ecosse. La fameuse locomotive d’Harry Potter empreinte ces rails lors de la saga légendairement magique. Un magnifique paysage nous faisait face, de multiples montagnes apparaissaient, d’ordinaire elles sont enneigées mais en cette saison les neiges ont fondu depuis bien longtemps. Longeant la montagne de Beinn Odhar nous apercevions au fond du paysage un pic solitaire. « The Lonely Mountain », elle y ressemble comme deux gouttes d’eau se disait-on avec Edouard. Fan absolu de Tolkien la ressemblance était frappante ! Une montagne isolée, légèrement rocheuse et finissant en pointe. Intrigué et hypnotisé, nous savions malheureusement bien qu’aucun trésor ni dragon dormaient à l’intérieur de cette majestueuse montagne. Cette découverte nous remis d’aplomb mais il était déjà midi. Nous arrivions en face de notre montagne solitaire dans un petit village appelé Auch. Nous en profitions pour nous arrête manger. C’est à ce moment que nous apercevons un champ de vaches. Mais pas n’importe quelle vache : les Highland, une espèce bovine avec une fourrure épaisse et de longues cornes. Cette espèce de vache est endémique de cette région et c’est la seul fois que nous en vîmes durant notre voyage.

Le ventre bien remplit, nous reprenions la route direction Bridge of Orchy. Nous longions le « le Pic solitaire », sur quelques kilomètres avant de lui dire adieu puis nous apercevions au loin un petit village. Plein d’entrain nous dépêchions afin d’atteindre celui-ci. Il était 15h30 d’après ma mémoire, nous avions parcouru dans cette journée 21km et nous étions déjà à Bridge of Orchy.

 

 

 

Du granite encore du granite…

Bien partie nous passions le village sans nous arrêter, nous passions le pont du village donnant un magnifique panorama sur la vallée et les montagnes environnante. Entouré de nouveau d’herbes arides nous commencions à monter, feuilletant la fiche explicative de la 5ème étape, je comprenais la difficulté à venir. Une difficulté armé de 160 mètres de dénivelé nous faisait basculer ensuite dans la vallée du Loch Tulla. Au-delà de la difficulté, le plus difficile pour nous fut le mal de pied. Nos chaussures nous faisaient mal tellement le sol était dur. A partir de ce moment seul des roches nous guidaient notre chemin. Mais rien ne nous arrêtait, motivé comme jamais nous commencions à descendre dans la vallée. Un kilomètre plus loin nous arrivions à « l’Iveroran Hotel », construit sur le bord de la West Highland Way pour accueillir les randonneurs.

Il était 17h00 et encore une fois nous avons pris le temps de prendre une pinte mais cette fois de la bière local. Nous reprenions notre randonné en quête d’un sympathique endroit où dormir. Nous quittions la route et retrouvions un chemin orné de pavés granitique. Oui tout en granite ! Un calvaire d’une heure, 4 kilomètres et 120 mètres de dénivelé plus tard nous trouvions un jolie coin plat ou planter notre tente. Un vieil homme qui bivouaquait quelques mètres plus bas à la lisière de la forêt nous conseilla sur quel endroit choisir pour bivouaquer. Une vingtaine de minutes de conversation en essayant de comprendre l’accent Ecossait, nous profitions de la vue depuis notre tente. Profitant de ce magnifique paysage pour faire quelques times-lips, Edouard remarqua un bleu assez conséquent derrière mon genou (8cm environ). En effet la douleur de mon tendon du genou me faisait toujours mal. Je m’étais habitué et par précaution j’avais pris de la crème anti-inflammatoire. Une crème soulageant les maux et douleurs contractés lors d’efforts sportifs. Peu inquiet et un repas plus tard nous nous endormions avec nos écouteurs sur les oreilles.